Ces photos montrent un aperçu de la vraie vie des skinheads britanniques

À la fin des années 70, le photographe britannique Derek Ridgers a commencé à se mêler aux skinheads du quartier de Shoreditch, à Londres.

Les skinheads sont issus du mouvement punk rock et sont connus pour leur style distinctif, leurs attitudes effrontées et leur penchant pour la violence.

Mais Derek Ridgers a expliqué à BuzzFeed que, pendant tout le temps passé avec eux pour son projet, il ne s’est jamais senti menacé.

«Les skinheads peuvent être un peu intimidants quand ils sont en groupe et qu’ils ont bu», raconte-t-il. «Mais pas plus qu’un autre groupe de jeunes et bien moins que certains.»

De nombreux skins étaient affiliés au Front National britannique, parti d’extrême droite qui a acquis sa notoriété dans le milieu des années 70.

Le Front National était un parti d’extrême-droite anti-immigrants et pro-blancs, et pas, étonnamment, un mouvement néo-nazi.

Souvent issus de la classe ouvrière, les jeunes skins se sont servis de la politique de l’extrême droite raciste pour acquérir du pouvoir personnel.

Mais tout autant de skins n’avaient aucune affiliation avec le Front National— ou ses croyances racistes et xénophobes.

Comme Sean Hagen du Guardian l’explique, les skinheads de couleur «tendaient à appartenir à un groupe plus porté sur le style et l’apparence, se rassemblant aussi autour du genre musical 2-Tone et s’inspirant pour leur style vestimentaire de l’ère skinhead post-moderniste de la fin des années 1960, où l’attention était portée sur les détails; Crombie, Ben Sherman, pantalon court, chaussures style Richelieu, chaussettes rouges et mouchoir assorti, étaient tout ce qui comptait.»

Derek Ridgers admet que s’il a été attiré par les skinheads, c’est en partie à cause de leur pouvoir photogénique.

«J’ai vu parmi eux des visages incontestablement beaux et marquants, certains des meilleurs visages que j’ai photographiés au cours de ma carrière», confie-t-il.

Derek Ridgers y avait aussi un intérêt personnel; dans les années 60, lui aussi a fait partie de la communauté skinhead.

Mais il explique qu’à l’époque, «être un skinhead c’était pour moi avant tout une question de coupe de cheveux, de fringues, de musique, de filles et de bagarres».

«En fait, j’avais l’impression que la culture noire et afro-caribéenne étaient très admirées par les skinheads de ma jeunesse,» explique-t-il. «J’ai vite découvert que ce n’était pas le cas avec les skinheads de la fin des années 70.»

Les filles du groupe, surnommées les skinbirds, ont aussi posé pour l’appareil de Derek Ridgers, arborant une variante de la boule à zéro skinhead.

Vous pouvez découvrir plus de photos de Derek Ridgers dans le livre Skinheads: 1979-1984.

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